HISTORIQUE DU PAVILLON FOSTER
Les premières années
En 1964, M. William Kirkland, capitaine de navire à la retraite, membre des AA depuis 25 ans et propriétaire d’une ferme dans le village de Foster, se voit accorder une charte pour ouvrir un centre anglophone de traitement de l’alcoolisme et fonde le Brome Rehabilitation Center for Alcoholics Inc. L’année suivante, M. Larry Tremblay devient le premier président du conseil d'administration du centre. En 1966, le conseil acquiert la ferme pour 22 000 $ et Mme Lorrain McCullough est nommée directrice générale, poste qu’elle occupera pendant plus de 25 ans .
Au début des années 1970, le conseil d'administration cherche des installations plus grandes dans la grande région de Montréal. Grâce à l’aide financière d’un organisme de bienfaisance, il achète à St-Philippe-de-Laprairie, pour 150 000 $, un couvent de vingt lits appartenant aux Sœurs dominicaines, qu’il nomme Beaver House Rehabilitation Centre for Addictions. Le centre est renommé Pavillon Foster en 1978.
En 1988, le Pavillon Foster reçoit une subvention pour le développement des services externes à LeMoyne, pour la clientèle de Montréal et de la Rive-Sud.
Depuis les années 1990
Les années 1990 et suivantes voient de nombreux changements au Pavillon Foster. Le centre consolide d’abord son mandat suprarégional pour l’ensemble de la population d’expression anglaise du Québec et commence à traiter les utilisateurs de drogues illégales et les polytoxicomanes. L’engagement de longue date du centre dans la recherche sur les toxicomanies est reconnu en 1992, alors qu’une bourse de chercheur-boursier est décernée à Tom Brown, Ph. D., psychologue, pour la mise en place d’un programme de recherche au Pavillon Foster. Il s’agit de la seule bourse de carrière décernée à un chercheur en toxicomanie dans la province.
Les efforts du Pavillon Foster pour étendre la gamme de ses services externes à Montréal sont récompensés en 1994, alors que l’établissement obtient un financement pour servir la population adolescente et adulte anglophone de Montréal. Au cours des années suivantes, le centre élabore un programme jeunesse pour la Montérégie et ouvre plusieurs autres points de services externes à Montréal et en Montérégie. En 2000, le centre étend de nouveau la gamme de ses services en ajoutant le traitement des joueurs pathologiques.
Le Pavillon Foster offre aujourd’hui, dans ses principaux points de service de St-Philippe-de-Laprairie, de Notre-Dame-de-Grâce et de Brossard, ainsi que dans ses nombreux autres sites, des services de réadaptation en toxicomanie et en jeu pathologique fondés sur les données probantes. Sa clientèle compte plus de 2000 jeunes et adultes, ainsi que leur famille, qui viennent de toutes les régions du Québec et de nombreuses communautés culturelles. L’engagement de longue date de l’établissement envers les communautés culturelles se reflète dans la diversité de sa clientèle ainsi que dans les mandats d’organisation de services réalisés auprès de la communauté inuit de Kuujjuaq et de la communauté chinoise du Grand Montréal.
Outre les services de traitement spécialisés qu’il offre aux usagers, le Pavillon Foster offre aux professionnels qui dispensent des services généraux et spécialisés en dépendances et en santé mentale des activités de formation et de consultation en matière de repérage, d’évaluation, d’intervention brève et de traitement.